Accueil| Espace Médias| La CGL dans la presse| Un problème de fonds pour les associations

Un problème de fonds pour les associations

La mesure coûterait environ 500 millions d’euros par an.

Sur le principe, les associations de locataires comme celles de propriétaires sont plutôt favorables à la création d’un système de garantie universelle des risques locatifs, sorte de Sécu appliquée au logement. « Lorsque le gouvernement Jospin avait créé la CMU [Couverture maladie universelle, ndlr] en 1999, nous avions déjà à l’époque proposé la mise en place d’une CMU logement », rappelle Serge Incerti-Formentini, président de la Confédération nationale du logement (CNL), la principale association de défense des locataires.

Même son de cloche à la Confédération générale du logement (CGL), autre association de locataires qui défend « depuis longtemps l’idée » d’un système de solidarité venant en aide aux locataires en difficulté pour éviter la barbarie des expulsions. Pragmatiques, les propriétaires ont eux aussi compris tous les avantages d’un système qui leur assurerait leur revenu locatif en cas de défaillance de l’occupant de leur logement. « Protéger les bailleurs en cas d’impayés de loyers est une initiative qu’on ne peut que saluer », souligne Jean Perrin, le président de l’Union nationale de la propriété immobilière (UNPI), qui revendique 250 000 adhérents.

Mais les représentants des locataires et des propriétaires divergent sérieusement sur le financement de la mesure, qui coûterait autour de 500 millions d’euros par an. « Qui va payer ? » est vraiment la question qui fâche. « Pas nous », prévient Michel Fréchet, le président de la CGL. « La location est une activité économique comme les autres. C’est à celui qui l’exerce, c’est-à-dire au propriétaire, d’assumer la part de risque qu’elle comporte. Pas question que les locataires mettent la main au porte-monnaie », tranche-t-il. Réponse de Jean Perrin de l’UNPI : « C’est inacceptable qu’on demande aux propriétaires qui subissent le préjudice de payer pour s’en prémunir ». La CNL, propose pour sa part un système de financement original du dispositif reposant sur l’argent tiré du placement des dépôts de garantie (le mois de caution versé par le locataire lors de l’entrée dans les lieux). Mais, là encore, pas question que les locataires payent.

Au final, il se pourrait bien que les uns et les autres mettent la main à la poche pour financer cette « sécu logement » qui bénéficierait aux locataires comme aux propriétaires.

Tonino SERAFINI

Source :

http://www.liberation.fr/societe/2013/03/31/un-probleme-de-fonds-pour-les-associations_892728

 

Adhérez à la CGL

En adhérant à la CGL vous intégrez une organisation agréée par l’Etat comme organisation de défense des consommateurs qui représente les habitants et qui est présente dans plusieurs instances face aux bailleurs, promoteurs et pouvoirs publics.

SOMMAIRE :

 

LOCATIF : 1 locataire sur 5 a du mal à payer son loyer

ACCESSION : Le plan d’épargne logement est de moins en moins séduisant

ACTUALITÉ : Quid des logements vacants à Paris ?

> Abonnez-vous